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Première guerre mondiale PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Mardi, 16 Août 2011 10:18

Durant la première guerre mondiale, les lieux sont réquisitionnés par l'autorité allemande qui oblige l'administration communale à installer partout l'électricité. Elle doit, en outre, y aménager plusieurs salles de bain et recouvrir les parquets de nouveaux tapis. Le château sert alors de demeure à des officiers allemands qui, d'après la rumeur publique, s'y livrent à de nombreux festins et orgies avec des visiteuses appelées spécialement de Mons, pour un soir. A partir de 1916, certaines salles voûtées du rez-de-chaussée, ainsi que les caves, sont transformées en prison pour les habitants de la région condamnés à des peines légères. Les femmes emprisonnées sont requises à l'entretien du château, à la préparation des repas et à toutes les charges domestiques. Les occupants, peu soucieux de la valeur historique des lieux, y provoquent maintes dégradations, abattent des arbres magnifiques, défoncent pelouses et allées. Dans le cadre de la réquisition des métaux, ils démontent même une partie du grillage en fer forgé clôturant le parc du côté de la ligne de chemin de fer. Le notaire Stimart de Saint-Ghislain, régisseur des biens de la famille de Chabannes dans la région, intervient fermement pour que cessent ces dégradations et tient tête opiniâtrement aux officiers. Pour le punir de sa témérité, ceux-ci le font arrêter et condamner à la déportation à la forteresse de Sedan, où il restera jusqu'à la fin de conflit.
En 1918, durant leur retraite, les Allemands établissent un quai de débarquement à l'emplacement de la gare dont ils démolissent les bâtiments. Le 6 novembre au matin, un train de munitions est à quai, les soldats débarquent les munitions et le matériel destiné à enrayer l'avance alliée. Soudain, un obus, tiré de Quiévrain par l'artillerie canadienne, tombe sur le train, détruisant le convoi ainsi que diverses habitations du quartier. Plusieurs soldats allemands et des civils réquisitionnés sont tués lors de cette explosion. Le château voit toutes ses vitres brisées tandis qu'une partie des ardoises est éparpillée dans le parc par le souffle de la déflagration.

 

 

La gare de Boussu après l'explosion du train de munitions

 

Quelques jours après le départ des Allemands, le secrétaire communal visite les lieux en compagnie d'un aumônier militaire canadien. Il a laissé un rapport relevant l'état de saleté dans lequel se trouvaient toutes les salles, les vitres brisées, les déprédations systématiques commises et le pillage organisé des meubles et des objets d'art.

 

 

La garnison canadienne pose devant le château

 

 

Mise à jour le Vendredi, 29 Juin 2012 08:56
 
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