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Deuxième guerre mondiale PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Mardi, 16 Août 2011 10:21

 

 

1940: de nouveau la guerre: la Luftwaffe réquisitionne l’ensemble de la propriété afin d’y installer un important dépôt de munitions, destiné à alimenter le champ d’aviation de Chièvres accessible par voie ferrée, via la gare de Saint-Ghislain. Dans le parc, sous le couvert des arbres, les Allemands construisent cent vingt abris de cinq mètres sur douze. Ceux-ci, réalisés en béton, abritent tout l’arsenal nécessaire aux troupes d’occupation. Le parc est entouré de petits fortins dans lesquels des soldats montent constamment la garde. Une plate-forme pour la défense antiaérienne est installée à proximité de la ligne de chemin de fer. Le château est habité par la garnison qui utilise les caves comme abris.

 

 

 

Fin 1943, les Alliés, prévenus de l'importance du dépôt par les résistants, envisagent un bombardement de celui-ci. Ils renonceront finalement à leur projet à cause de la proximité du village et de l'importance des stocks. Au moment de la retraite, les occupants allemands, dans l'impossibilité d'évacuer l'ensemble des munitions, décident de dynamiter leur dépôt. Le 2 septembre dans la matinée, une énorme explosion secoue le village. L'irrémédiable s'est produit. Quand, revenus de leur stupeur, quelques Boussutois se hasardent sur les lieux, c'est pour y découvrir un amas de ruines. La partie la plus atteinte se situe à gauche de l'entrée principale, une casemate ayant explosé à proximité. Notons cependant que les murs du châtelet du XVIème siècle ont relativement bien résisté alors que les constructions du XIXème siècle ont été littéralement pulvérisées. Dans le parc, il y a d'énormes cratères, un grand nombre d'arbres déchiquetés gisent les racines en l'air. Certains abris, encore intacts, n'ont pas été vidés de leur contenu.

 

 

 

 

A la fin des hostilités, le service de déminage de l'armée belge vide l’ensemble des casemates contenant surtout des bombes classiques de cinquante à mille cinq cents kilos, des bombes incendiaires, des roquettes d’avions ainsi que de nombreux obus. Il faudra un train de marchandises complet pour les transporter. Après plusieurs contacts avec l'ambassade d'Allemagne à Bruxelles, à la fin des années nonante, l'espoir d'obtenir plus d'informations sur l'occupation du site par la Luftwaffe s'est éteint. Dans les archives des forces aériennes allemandes d'avant 1950 qui ont échappé à la destruction, rien ne subsiste au Bundesarchiv-Militärarchiv de Freiburg sur ce dépôt de munitions.

Mise à jour le Mercredi, 14 Mars 2012 13:23
 
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